Deux murs de 9 écrans
Plus de 20 m² d'affichage à eux deux, près de 9 mètres de large, découpés en zones par entité. Des téléviseurs de 65 pouces reliés en HDMI, sans aucune connexion réseau.
Étude de cas · Salle de contrôle temporaire
Pour la visite du pape Léon XIV, les 26 et 27 septembre 2026, la préfecture des Hautes-Pyrénées a réuni ses services dans une salle de contrôle montée pour l'occasion. Nous en avons conçu et monté les murs d'images, puis nous les avons pilotés jour et nuit. Voici tout ce que nous avons déployé, et ce que nous en retenons.
L'événement
Le pape est le chef de l'Église catholique, et c'est aussi un chef d'État. Léon XIV est seulement le troisième pape à venir à Lourdes. Un tel déplacement mobilise les services de sécurité et de secours de tout un État.
370 sapeurs-pompiers, 280 secouristes de la Croix-Rouge et de l'Ordre de Malte, 50 soignants du SAMU. Sources, ouvertes dans un nouvel onglet : le bilan des secours (France 3 Occitanie) et le dispositif de sécurité (France 3 Occitanie).
La préfecture le résume en une phrase : la visite « s'est déroulée dans de bonnes conditions et sans incident majeur ». Derrière un tel dispositif, il fallait une salle où les services se voient, se parlent et décident ensemble. Une centaine de personnes, en salles, ont suivi les murs d'images tout au long de ces 48 heures.
Les photos n'en montrent qu'une partie. La salle était très grande, et derrière les panneaux travaillaient de nombreux autres services.
Le récit
Voici l'opération telle que nous l'avons vécue, du premier plan au dernier câble replié.
Début septembre
Tout commence par un plan. Les autorités valident la disposition des murs : chaque entité aura sa zone, à une place convenue. Nous l'écrivons telle quelle dans le logiciel.
À partir de là, plus question d'improviser. Ce qui sera affiché le jour venu est décidé, zone par zone, près de trois semaines à l'avance.
Les deux semaines suivantes
Le poste de test tourne sans relâche. Des jours entiers, et des nuits. Douze ordinateurs affichés à la fois, des changements de scénario en série, des sources qu'on débranche et qu'on rebranche.
Les essais font sortir des défauts. Nous les corrigeons un par un. 178 modifications plus tard, la version est figée : le logiciel ne changera plus.
Le montage
Une grande halle, une scène, et tout à construire. Les structures arrivent sur roulettes : 3,80 mètres de haut, environ 125 kilos de structure, et une centaine de kilos d'écrans à y accrocher. Dix-huit téléviseurs à aligner au millimètre.
En théorie, il fallait quatre jours. Deux jours après notre arrivée, tout est câblé, aligné, et piloté au doigt.
Vendredi 25 septembre
Retour sur place. Nous vérifions la chaîne complète en conditions réelles : un poste, le réseau de la salle, le partage d'écran, l'image sur le mur. Les secours sont là, prêts.
Demain matin, la salle ouvre.
Samedi 26 septembre
Une centaine de personnes prennent place. La préfecture, la Sécurité civile, le SAMU, les sapeurs-pompiers, la police, la gendarmerie, l'armée. Des femmes et des hommes graves, concentrés, engagés.
On nous avait demandé 8 captures, c'est-à-dire 8 ordinateurs à afficher sur les murs. Il en faut davantage : chaque service qui voit le mur veut y apporter son image. Nous finirons à 18.
À 19 h 05, l'avion du pape se pose à l'aéroport de Tarbes-Lourdes-Pyrénées. À 19 h 40, il prie à la grotte de Massabielle. Sur le mur, le premier compte à rebours vient d'arriver à zéro.
Dimanche 27 septembre
À 9 heures, la rencontre avec les évêques. À 11 heures, la messe sur la Prairie du sanctuaire. L'après-midi, les rencontres avec les malades et les religieuses. À 21 heures, la procession aux flambeaux. Sur le week-end, environ 200 000 personnes sont venues.
En salle, le travail ne s'arrête pas. Un câble débranché ici, une fenêtre à replacer là, un écran à étendre pour ne montrer que ce qui doit l'être. Nous courons d'un poste à l'autre. Il faut de la patience, et il en faut beaucoup.
Nous sommes deux, en relais. Quand l'un dort, l'autre veille sur les murs.
Nuit du 27 au 28
Depuis l'ouverture, une zone du mur affiche un compte à rebours avant chaque étape du programme. Cette nuit, elle annonce la dernière. Trois lignes : « Départ du pape », un décompte en grands chiffres rouges, et l'heure cible. 7 h 40.
À 4 h 51, il reste 2 heures, 48 minutes et 50 secondes. Toutes les trente minutes, nous relevons l'état de la machine. Aucun plantage.
Lundi 28 septembre, au matin
Le convoi s'ébranle. Nous avons les yeux rivés sur les murs. Les images se relaient : les caméras du sanctuaire, la police municipale, la Police nationale, la Gendarmerie. Un colonel de gendarmerie, tel un chef d'orchestre, nous guide pour réunir les images des services sur le même plan.
Les décideurs sont regroupés. Un doigt pointe un détail. On discute, on tranche. Le convoi atteint l'aéroport.
Opération terminée. Le pape a quitté Lourdes.
Lundi 28 septembre
Le démontage commence le jour même. Tout au long du week-end, nous avons distribué nos porte-clés brodés « Lourdes 2026 » à celles et ceux qui l'ont vécu à nos côtés. Même la préfète a eu le sien. Un tel moment se vit ensemble.
C'est l'événement le plus marquant de notre parcours. On ne participe pas tous les jours à la protection d'un pape.
Ce que nous avons déployé
Plus de 20 m² d'affichage à eux deux, près de 9 mètres de large, découpés en zones par entité. Des téléviseurs de 65 pouces reliés en HDMI, sans aucune connexion réseau.
Un ordinateur pilotait l'écran de pilotage et les deux murs, chacun en très haute définition (4K). Les services ne lui étaient reliés que par des câbles HDMI, jamais par le réseau. Il n'avait aucun accès à Internet : ni Wi-Fi, ni rien, un seul câble réseau vers notre routeur Teltonika, lui-même sans Internet. Il n'affichait que des sources de capture. À côté de lui, un serveur de secours prêt à prendre le relais.
Pilotées du bout du doigt. Chacune réunissait jusqu'à 8 sources sur son écran avec notre multiprise HDMI.
Cinq à sept écrans de 65 pouces reprenaient l'image des murs. Dans une salle aussi vaste, tout le monde n'est pas face aux murs. Les îlots les plus éloignés avaient aussi le mur sur leurs écrans : un kit HDMI sans fil du commerce, une centaine d'euros, portait l'image du mur jusqu'à notre multiprise HDMI de chaque îlot, qui l'affichait dans une de ses cases, à côté des ordinateurs du service. Liaison directe entre l'émetteur et ses récepteurs, sans box ni réseau ; les murs eux-mêmes restent en câble. Et si un câble lâche, c'est le plan B.
Deux pour nous, au pilotage des murs. Le troisième à la table de régie, tourné vers la salle, à la disposition des services pour modifier eux-mêmes l'affichage.
Étape après étape, une zone du mur a affiché le temps restant avant chaque échéance du programme : l'arrivée, la messe, la procession, le départ. En très grands chiffres rouges.
Un serveur de secours pour le pilotage, la télévision captée par antenne si le flux en ligne tombait, QuickShare installé dans la salle, qui se passe d'Internet. Tout était prêt.
Notre propre réseau, un deuxième poste de pilotage et le serveur QuickShare, réunis dans une valise que nous fabriquons nous-mêmes.
Conception, montage, pilotage, démontage. Trois personnes au montage, puis deux en salle pendant toute l'opération.
Pendant les essais, l'image du mur arrive dans une case de notre multiprise HDMI, à l'autre bout de la salle, par un kit HDMI sans fil du commerce : un émetteur, quatre récepteurs, une centaine d'euros. Liaison directe, sans box ni réseau. Les murs, eux, restent en câble.
Deux mots reviennent souvent dans cette page. Capturer un ordinateur, c'est récupérer l'image de son écran par son câble HDMI, sans toucher à son réseau. Un scénario, c'est une disposition du mur enregistrée, qu'on rappelle d'un geste.
Le besoin réel
C'est la leçon la plus simple, et la plus utile. Chaque service qui voit le mur veut y apporter son image. Entre la demande et la fin de l'opération, le besoin a plus que doublé : 18 ordinateurs affichés, pour une douzaine d'entités.
8 → 18
captures demandées, captures en service
Vidéo 1 · Le montage
Deux jours après notre arrivée, tout était câblé, aligné et piloté au doigt. En théorie, il fallait quatre jours. Nous étions trois. La visite du chantier, câble par câble.
Vidéo 2 · Les murs
Deux supports de 9 écrans, posés sur la scène. Des montants en aluminium, des roulettes avec freins, et un réglage au millimètre pour aligner les écrans. Kimex fournit les supports, nous animons les murs.
Vidéo 3 · Le contrôleur
Un mur de 9 écrans, et un seul câble HDMI qui arrive. Le contrôleur de mur vidéo répartit l'image. Nous l'avons réglé en 3 × 3, en direct. Ensuite, c'est le logiciel qui découpe cette image en zones, en fenêtres, en sources.
Vidéo 4 · Les salles satellites
Autour de la salle principale, trois salles satellites, toutes équipées de notre multiprise HDMI. Celle que montre la vidéo était destinée à la Police nationale : jusqu'à 8 ordinateurs sur un seul écran, et un écran tactile pour choisir ce qu'on regarde.
Une valise de commandement fabriquée par nous
Nous l'avions apportée à Lourdes pour la montrer aux services. C'est une valise durcie, conçue et construite par nos soins avec un peloton spécialisé de protection de la Gendarmerie (PSPG), ces unités qui protègent les centrales nucléaires. L'un de ces pelotons teste aujourd'hui la version à deux écrans. À Lourdes, c'était la version à trois écrans dans le couvercle : le PC portable au centre, branché par un seul câble USB-C, un clavier et une souris posés sur le plan de travail. Dans la trappe technique, sous le plan de travail : le routeur Teltonika qui créait notre propre réseau, sans Internet, indépendant de celui du site, et qui servait aussi de réseau de secours pour les autres services. Tous nos ordinateurs y étaient reliés par câble, y compris celui qui pilotait les murs : pas d'Internet, pas de Wi-Fi, un seul câble réseau, et rien d'autre à l'écran que des sources de capture. À côté : la station d'accueil, les blocs d'alimentation, et chaque câble avec son étiquette.
Elle n'était pas là que pour la démonstration : l'écran de pilotage des murs pouvait y être recopié par notre réseau, et le serveur QuickShare de la salle était relié au troisième écran, celui de droite. C'était un deuxième poste de commande, disponible à tout moment.
Elle arrive fermée, se pose sur une table ou des tréteaux, et la salle a sa régie en quelques minutes. Elle repart de la même façon. Il n'y a rien dedans que nous ne sachions réparer ou remplacer nous-mêmes. Les gendarmes nous disent ce qu'il leur faut sur le terrain : la prochaine version, qu'ils recevront en échange de la leur, embarquera donc un vidéoprojecteur, pour l'image en grand, et une carte d'acquisition pour reprendre jusqu'à quatre ordinateurs.
Le marché vend ce genre de valise 30 000 €. La nôtre, module de base, démarre à 3 000 €.
Découvrir la valise de commandementLa préparation
Un événement de cette ampleur ne pardonne pas l'improvisation. Pendant plus de deux semaines, nous avons préparé le dispositif, puis nous l'avons fait tourner sur le poste de test. Des jours entiers, et des nuits.
Il reproduisait la disposition validée par les autorités : une zone par entité, à la place convenue.
Premiers essais sur le poste de test : douze captures simultanées, en très haute définition.
Une vérification automatique complète, et chaque source de chaque scénario contrôlée. 28 sources qui ne répondaient plus ont été remplacées.
La fluidité baissait après plusieurs changements de scénario. Le défaut a été trouvé, mesuré, corrigé.
Deux murs, neuf zones de capture par mur, des changements de scénario en série, pendant 24 heures. Aucune dérive. La version du logiciel n'a plus changé ensuite.
Un poste sur le réseau de la salle, un lien, le partage d'écran, l'image sur le mur. En conditions réelles.
Un relevé toutes les trente minutes, du samedi en fin d'après-midi jusqu'au lundi. Aucun plantage, et de la marge sur la carte graphique comme sur la mémoire.
Nous préférons les montrer. CollectivView est notre logiciel le plus récent, et la salle de Lourdes lui demandait beaucoup : deux murs, dix-huit captures, des scénarios qui s'enchaînent pendant deux jours. Ces corrections profitent désormais à toutes nos salles.
Plusieurs de ces défauts n'apparaissent qu'après des heures de fonctionnement. Une démonstration de dix minutes ne les aurait pas montrés.
Résilience
La résilience au maximum : c'est notre devise. Dans une salle de crise, on ne se demande pas si quelque chose va lâcher, on se demande quoi faire quand cela arrive. Pour chaque maillon qui pouvait tomber, nous avions un secours sur place, branché et essayé.
Un serveur de secours était installé à côté de lui, prêt à prendre le relais et à reprendre l'affichage des murs.
Une antenne UHF, une carte tuner à deux entrées et une clé TNT : de quoi capter les chaînes par l'antenne, comme à la maison, sans dépendre d'Internet.
Il rejoint le réseau de la salle, en Wi-Fi ou par notre câble, ouvre un lien, clique : son écran est sur le mur. Rien à installer.
Les murs n'en dépendaient pas : leurs sources leur arrivaient par câble HDMI, pas par Internet. QuickShare non plus : il tournait sur notre serveur, dans la salle.
Aucun de ces secours n'a eu à servir. Tous auraient pu. C'est pour cela qu'ils étaient là.
Le plus difficile
Nous préférons tout dire. Dans une salle temporaire, la difficulté n'est pas le mur d'images. Elle est à chaque poste, autour d'un simple câble HDMI. Personne n'est en faute : en opération, on a autre chose à faire que régler un écran.
Dans une salle temporaire, les postes bougent. On débranche pour aller en réunion, on rebranche en revenant, et l'image disparaît du mur au pire moment.
Le défaut le plus simple, et le plus fréquent. Une prise engagée à moitié donne un écran noir, ou une image qui saute.
L'image est sur le mur, mais pas la bonne. Il faut aider chacun à amener sa fenêtre là où la salle doit la voir.
En mode dupliqué, le mur montre tout l'écran du poste. En mode étendu, il ne montre que la fenêtre qu'on y dépose. C'est un réglage qui se montre en deux minutes.
Cela nous a demandé de la patience, et de courir partout, pendant toute l'opération. C'est la part du métier qu'aucune fiche technique ne montre, et c'est pour elle qu'il faut une équipe sur place.
Sur le mur
Tout au long de l'opération, une zone du mur a affiché un compte à rebours avant chaque étape du programme : l'arrivée à l'aéroport, la prière à la grotte, la messe, les rencontres, la procession aux flambeaux, le départ. À chaque étape son échéance, en grand, sous les yeux de la salle.
Programme public de la visite. Source, ouverte dans un nouvel onglet : le site officiel du voyage.
Lundi 28 septembre
Lundi, vers 8 heures, nous avions les yeux rivés sur les murs. Il fallait suivre le convoi jusqu'à l'aéroport. Les images se sont relayées : caméras du sanctuaire, police municipale, Police nationale, Gendarmerie.
Un colonel de gendarmerie, tel un chef d'orchestre, nous guidait pour réunir les images des services sur le même plan. Les décideurs, regroupés, le doigt pointé sur un détail, discutaient, puis tranchaient.
Les murs étaient pilotés avec CollectivView, notre logiciel pour les salles où plusieurs services travaillent devant la même image.
Découvrir CollectivView
Vidéo 5 · Fin d'opération
Lundi matin, le convoi était parti. Les murs affichaient encore les couleurs de la préfecture et de la visite. Le démontage a commencé le jour même.
Deux murs montés en deux jours, plus de 48 heures de service, et une halle rendue comme nous l'avions trouvée.
Vidéo 6 · Le souvenir
Léon XIV est le troisième pape à venir à Lourdes. Cela méritait un souvenir. Nous avons fait broder 200 porte-clés « Lourdes 2026 », et nous les avons distribués tout au long de l'événement, autour d'un café, entre deux réglages.
Chacun est reparti avec le sien, jusqu'à la préfète des Hautes-Pyrénées. Nous en étions très heureux. Dans une salle où tout le monde est grave et concentré, un sourire échangé compte aussi.
De l'émotion, et un service rigoureux : c'est ce que nous voulions partager avec nos compagnons d'aventure.
Confidentialité
Dans cette salle, nous avons eu sous les yeux les écrans de services dont le travail ne regarde qu'eux. Voici ce que cela implique, et ce que nous nous interdisons.
Un câble HDMI ne transporte que l'image d'un écran. Il ne donne aucun accès au poste, ni à ses fichiers, ni à son réseau.
CollectivView n'a recueilli aucune photo ni aucune vidéo pendant l'événement. Nous n'avons rien gardé de ce qui s'est affiché sur les murs.
Les photos y étaient interdites. Toutes les images de cette page datent du montage, des essais ou de la fin de l'opération.
Chaque service garde son système d'information. Rien ne les relie entre eux, ni au nôtre. Et les douze entités n'étaient reliées à l'ordinateur qui pilotait les murs que par des câbles HDMI, jamais par le réseau.
Le matériel
Du matériel courant, qu'on trouve, qu'on remplace, et qu'on comprend. Rien qui nous lie à un seul fabricant.
| Élément | Ce que nous avons posé | À retenir |
|---|---|---|
| Écrans | 18 téléviseurs de 65 pouces, 9 par mur | Reliés en HDMI, sans aucune connexion réseau. Éteints d'un seul geste, pas en dix-huit fois. |
| Structure | Supports Kimex de 3,80 m de haut, sur roulettes avec freins | Marque française, à Bordeaux. Réglage au millimètre. Environ 125 kg de structure, et une centaine de kilos d'écrans. |
| Contrôleur de mur | 1 entrée, jusqu'à 16 sorties, réglé en 3 × 3 | Il répartit une image sur les 9 écrans. De 150 à 200 € selon le vendeur. |
| Liaison vers les murs | Transmetteurs HDMI sur câble réseau | 100 mètres annoncés sur le boîtier, 50 mètres en pratique avec un bon câble de catégorie 6. |
| Captures | Nos cartes de capture, 4 entrées HDMI 4K chacune | 18 ordinateurs affichés. Une même source peut alimenter plusieurs zones. |
| Pilotage | Un ordinateur, deux sorties 4K, trois écrans tactiles Elo | CollectivView. Deux écrans tactiles pour le pilotage, un troisième à la disposition des services. Sources reçues en HDMI uniquement. |
| Secours | Un serveur de secours, à côté de l'ordinateur de pilotage | Prêt à prendre le relais. Il n'a pas eu à servir. |
| Télévision de secours | Antenne UHF, carte tuner Hauppauge à deux entrées, clé TNT | Les chaînes captées par l'antenne si le flux en ligne tombait. Elle n'a pas servi, mais elle aurait pu. |
| Salles satellites | Multiprise HDMI 8 entrées et écran tactile | Jusqu'à 8 ordinateurs sur un écran, de la source seule à la mosaïque de 8. |
| Recopie | 5 à 7 écrans de 65 pouces | L'image des murs, recopiée ailleurs dans la salle. |
| Sans fil | Kit HDMI sans fil du commerce, 1 émetteur, 4 récepteurs | L'image du mur dans une case de la multiprise HDMI des îlots éloignés. Liaison directe, sans box ni réseau. Une centaine d'euros. |
| Réseau de salle | Notre propre routeur Teltonika et un serveur Linux (Ubuntu) | QuickShare hébergé dans la salle, en Wi-Fi ou par câble. Aucun besoin d'Internet. |
En images
Aucune de ces photos n'a été prise pendant l'événement : dans la salle en service, les photos étaient interdites. Elles montrent le montage, les essais et la fin de l'opération. Et CollectivView n'a rien enregistré : ni photo, ni vidéo de ce qui s'affichait sur les murs.
Retour d'expérience
De 8 captures demandées à 18 en service. Chaque service qui voit le mur veut y apporter son image. Il faut un système où ajouter une source se résume à un câble.
Douze entités, ce sont douze systèmes d'information qui ne doivent pas se connecter entre eux. On réunit les images à l'écran, jamais les réseaux.
Un serveur de secours, la télévision par antenne, QuickShare dans la salle et sa version hébergée en renfort. Aucun n'a eu à servir, tous étaient prêts. Au pire du pire, nous avions toujours une solution.
Plusieurs des défauts corrigés n'apparaissent qu'après des heures de fonctionnement. Ce sont les jours d'essai qui les ont fait sortir.
L'image revient seule quand on rebranche un câble. Mais le logiciel ne relance jamais une source de lui-même, et ne bascule jamais sans ordre. Dans une salle de crise, c'est l'humain qui tranche.
Plus de 48 heures de service continu, à deux, en relais. Un événement de cette ampleur se tient 24 heures sur 24 : il faut le prévoir dès le devis.
Sur le mur, chaque zone montre l'écran d'un ordinateur. Et sur cet ordinateur peut défiler ce que toute la salle n'a pas à voir : la caméra d'un drone, les caméras de la ville, le logiciel d'un service, une information encore en cours de vérification. Tant que l'autorité ne l'a pas autorisé, cela ne doit pas être sur le mur ; une minute plus tard, si. Plutôt que jongler avec les scénarios, l'opérateur masque désormais cette source d'un clic droit, ou un seul des quatre postes d'une zone découpée en quatre : le logo de la salle prend sa place, avec la mention « Source masquée », partout en même temps, et rien ne revient tant qu'on ne l'a pas réaffiché. Cette fonction de CollectivView est née de ce que nous avons vu à Lourdes, après l'événement.
À Lourdes, nous avons expliqué de vive voix, poste par poste, comment brancher son câble ou partager son écran. Nous ne l'avions pas écrit. C'est fait pour le COD 34 : quatre fiches à imprimer et à poser sur les tables, à remplir au stylo pour chaque salle (zone du mur, Wi-Fi, adresse, téléphone de la régie). Voir les fiches
Le prochain chantier est le centre opérationnel départemental de l'Hérault, le COD 34, en préfecture : la salle de contrôle de Lourdes, reprise en mieux, forts de cette expérience. Dix îlots, un par service réuni dans la salle en cas de crise, et dans chaque îlot quatre experts dont on capte l'ordinateur : 40 écrans récupérés, affichés par un seul poste, une station de travail professionnelle dimensionnée pour douze entrées 4K. Sur le mur, un écran LED de 3 mètres sur 2,50 et six écrans de 98 pouces, pilotés depuis un écran tactile. En salle de décision, notre multiprise HDMI reprend l'image du mur. Avec 40 sources, pouvoir masquer ou montrer chacune d'un clic, selon l'autorisation du moment, prend tout son sens. Livraison et formation courant novembre.
Au sourire de nos donneurs d'ordre et des participants, nous voulons croire que la prestation est allée au-delà des attentes. La force du collectif.
Parlons de votre salleBeaucoup vendent des salles de contrôle sans y avoir jamais travaillé. Nous travaillons chaque jour, depuis six ans, avec des chefs de salle et des opérateurs.
Rares sont ceux qui ont tenu une salle de cette ampleur, en conditions réelles, pendant plus de 48 heures. Cette expérience profite désormais à chaque salle que nous équipons, de la plus petite à la plus grande.
Vous préparez un événement
À Lourdes, les deux murs de 9 écrans ont été montés en deux jours au lieu des quatre prévus en théorie, par une équipe de trois personnes. Les structures arrivent sur roulettes et se règlent au millimètre.
Non, et c'est le principe même du dispositif. Chaque poste donne son image par un câble HDMI. Les systèmes d'information de chaque service restent séparés.
Non. Un câble HDMI ne transporte que l'image. Nous voyons ce que vous choisissez d'afficher, nous ne pouvons ni piloter votre ordinateur ni lire ses fichiers.
Non. À Lourdes, CollectivView n'a recueilli aucune photo ni aucune vidéo. Rien de ce qui s'est affiché sur les murs n'a été conservé.
Oui. À Lourdes, la demande est passée de 8 à 18 captures. Ajouter une source, c'est brancher un câble et lui donner une zone sur le mur.
Les murs, l'ordinateur de pilotage et QuickShare, installé dans la salle, n'ont pas besoin d'Internet. Et si c'est le réseau de la salle qui tombe, nous repassons sur la version hébergée en France, sur décision de l'équipe. Pour la télévision, nous avions prévu une antenne et des tuners.
Un serveur de secours est installé à côté, prêt à prendre le relais. À Lourdes, il n'a jamais eu à servir.
Oui : il rejoint le réseau de la salle, ouvre un lien, clique. Rien à installer, aucun compte. S'il n'arrive pas à se connecter en Wi-Fi, nous lui tendons un câble relié à notre routeur. L'usage reste soumis aux règles de sécurité de chaque service.
Nous, sur place, jour et nuit. À la table de régie, un écran tactile tourné vers la salle permet aussi aux services de modifier eux-mêmes l'affichage.
Presque rien : brancher un câble HDMI, et choisir entre dupliquer et étendre leur écran. C'est ce second réglage qui évite de montrer sur le mur ce qui doit rester confidentiel. Nous le montrons à chacun, sur place.
Une sortie HDMI, et un câble. Rien à installer sur l'ordinateur, aucun réseau à partager.
C'est notre métier depuis six ans : 28 SDIS, des SAMU, des préfectures. Salle définitive ou temporaire, le matériel et la méthode sont les mêmes.
Nous joindre
Easy Multi Display est une entreprise française, installée à Montpellier. Depuis 2020, nous concevons, développons et installons nous-mêmes des murs d'images pour les salles de crise : 28 SDIS, des SAMU, des préfectures.
Guy Condamine, directeur général
+33 6 79 07 55 19
Remerciements
Les équipes de la préfecture des Hautes-Pyrénées ont été d'un professionnalisme remarquable, du premier câble au démontage.
Un grand merci à Chrystel Abbadie et à Maxime Dutrieux, du SIDSIC de la préfecture (service interministériel départemental des systèmes d'information et de communication), et à Patrice Cano, chef du service des systèmes d'information et de communication du SDIS 65.
Merci à toutes les femmes et à tous les hommes qui ont tenu cette salle avec nous, jour et nuit : la Sécurité civile, le SAMU, les sapeurs-pompiers, la Police nationale, la Gendarmerie, la Police municipale, l'Armée et les autres services présents. Merci aux équipes de la Ville de Lourdes et aux nombreux agents mis à disposition pour cette visite. Et merci aux 3 000 policiers et gendarmes et aux 700 secouristes qui, dehors, ont veillé sur 200 000 personnes.
Merci à Kimex pour la qualité de ses supports et pour son suivi.
Salle de contrôle définitive ou temporaire : nous concevons, nous montons, nous restons à vos côtés.